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    Ah ! Si vous saviez comme on pleure
    De vivre seul et sans foyers,
    Quelquefois devant ma demeure
    Vous passeriez.

    Si vous saviez ce que fait naître
    Dans l'âme triste un pur regard,
    Vous regarderiez ma fenêtre
    Comme au hasard.

    Si vous saviez quel baume apporte
    Au cœur la présence d'un cœur,
    Vous vous assoiriez sous ma porte
    Comme une sœur.

    Si vous saviez que je vous aime,
    Surtout si vous saviez comment,
    Vous entreriez peut-être même
    Tout simplement.

    René-François Sully Prudhomme.
      
     

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