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    DR jekyll et mister Hyde

     

       Le monstre nocturne (Dr Jekyll et Mister Hyde)

      Monsieur Jean-Paul Durand est un gentil garçon,

    Un être serviable, un employé modèle,

    Quelqu’un de dévoué, loin de l’être infidèle,

    Considéré par tous comme un joyeux pinson.

    Plus d’une maman rêve, à sa propre façon,

    D’un mari pour sa fille et d’un gendre près d’elle,

    Enchantée en pensant qu’il en vaut la chandelle,

    Sûre du beau parti, sans le moindre soupçon.

    Mais dès que la nuit vient, lui, descend dans les rues

    Et l’on ne compte pas les femmes disparues,

    Victimes, on le croit, d’un sinistre assassin.

    Car personne ne sait, sous le ciel taciturne,

    Qu’il aime à définir quelque horrible dessin,

    Notre homme doux le jour, pourtant monstre nocturne.

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    Plateau de cinéma

     

    C’est du cinéma

    Effets spéciaux, fausses cascades

    Le cinéma c’est du bidon

    Rixes,bagarres et empoignades

    Le spectateur est le dindon

    Le grand écran c’est la magie

    Scènes d’amour et volupté

    Beaux sentiments et nostalgie

    Pour les amants la liberté

    Sur le plateau la mise en scène

    Sous le regard du producteur

    Qui joue le rôle de mécène

    De grand patron, de dictateur

    Les comédiens sont des vedettes

    Fausses ingénues et vrais méchants

    Des assassins et des soubrettes

    Que de caprices, de penchants

    Metteur en scène qui déprime

    Les travellings ont déraillé

    Un vieil acteur veut une prime

    Refusant d’être débraillé

    La scripte tortille des fesses

    Un assistant lui fait la cour

    Le chef cadreur fait des prouesses

    En filmant la scène d’amour

    Papier, carton, polystyrène

    Pour les décors en trompe-l’œil

    Sur le plateau c’est une arène

    Pour figurants gonflés d’orgueil

    Écrit par Ironimots

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  •  La Fôret étrange !

     

    Dans la forêt étrange, c'est la nuit ;

    C'est comme un noir silence qui bruit ;

    Dans la forêt, ici blanche et là brune,

    En pleurs de lait filtre le clair de lune.

    Un vent d'été, qui souffle on ne sait d'où,

    Erre en rêvant comme une âme de fou ;

    Et, sous des yeux d'étoile épanouie,

    La forêt chante avec un bruit de pluie.

    Parfois il vient des gémissements doux

    Des lointains bleus pleins d'oiseaux et de loups ;

    Il vient aussi des senteurs de repaires ;

    C'est l'heure froide où dorment les vipères,

    L'heure où l'amour s'épeure au fond du nid,

    Où s'élabore en secret l'aconit ;

    Où l'être qui garde une chère offense,

    Se sentant seul et loin des hommes, pense.

    - Pourtant la lune est bonne dans le ciel,

    Qui verse, avec un sourire de miel,

    Son âme calme et ses pâleurs amies

    Au troupeau roux des roches endormies.

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    Blanche Neige

    Les sept nains

    La princesse Blanche-Neige,

    Chez les sept nains qui la protègent

    Lave, nettoie, époussète,

    Sept fois un, sept.

    Lorsqu’une vieille aux jambes torses,

    Sept fois deux, quatorze.

    Lui dit : « Prends ce beau fruit, tiens ! »

    Sept fois trois, vingt et un.

    Mais un des nains frappe à la vitre,

    Sept fois quatre, vingt-huit.

    Et lui dit : "Garde-toi bien,

    Sept fois cinq, trente cinq.

    De mordre à ce fruit dangereux,

    Sept fois six, quarante-deux.

    C’est un poison qu’elle t’offre !"

    Sept fois sept, quarante-neuf.

    La vieille, dans les airs, s’enfuit

    Sept fois huit, cinquante-six.

    Et la Princesse des bois,

    Sept fois neuf, soixante-trois.

    Est sauvée par ses amis,

    Sept fois dix, soixante-dix.

    Jean TARDIEU

     

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    Le Chat Botté

     

    Le Chat Ganté

    Le Chat Botté enfile ses bottes,

    Ses belles bottes de sept lieues

    Dans son fourreau il met sa rapière

    Il lisse ses moustaches Devant son miroir

    Il va se battre en duel A l’aube

    Pour les beaux yeux d’une chatte

    A sept minutes de là Avec le Chat Ganté.

    Le Chat ganté enfile ses gants

    Ses beaux gants de sept minutes

    Dans son fourreau il met sa rapière

    Il lisse ses moustaches Devant son miroir

    Il va se battre en duel A l’aube

    Pour les beaux yeux d’une chatte

    A sept lieues de là Avec le Chat Botté.

    Il y a deux témoins Le Chat Huant

    Qui crie comme un putois

    Et le, Chat- Poe Qui est sourd.

    Les épées sortent des fourreaux

    Les lames brillent

    Le Chat Botté Fait un bond de sept lieues en arrière

    Mais le Chat Ganté Saute sept minutes en avant

    Et quand le Chat Botté réapparaît il lui passe

    Sa rapière à travers le corps.

    Le Chat Botté expire

    Le Chat Ganté essuie la lame dans l’herbe

    La rentre dans son fourreau

    Lisse ses moustaches

    Prend une poignée d’herbe à chat

    Dans sa tabatière

    En quelques bonds il s’en va

    Conquérir le cœur de la belle Chatte !!!!!!

     

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    Les petites princesses !

    Romance.

    Dansez, fillettes du village,

    Chantez vos doux refrains d'amour :

    Trop vite, hélas ! Un ciel d'orage

    Vient obscurcir le plus beau jour.

    En vous voyant, je me rappelle

    Et mes plaisirs et mes succès ;

    Comme vous, j'étais jeune et belle,

    Et, comme vous, je le savais.

    Soudain ma blonde chevelure

    Me montra quelques cheveux blancs...

    J'ai vu, comme dans la nature,

    L'hiver succéder au printemps.

    Dansez, fillettes du village,

    Chantez vos doux refrains d'amour ;

    Trop vite, hélas ! un ciel d'orage

    Vient obscurcir le plus beau jour.

    Naïve et sans expérience,

    D'amour je crus les doux serments,

    Et j'aimais avec confiance...

    On croit au bonheur à quinze ans !

    Une fleur, par Julien cueillie,

    Était le gage de sa foi ;

    Mais, avant qu'elle fût flétrie,

    L'ingrat ne pensait plus à moi !

    Dansez, fillettes du Village,

    Chantez vos doux refrains d'amour ;

    Trop vite, hélas ! un ciel d'orage

    Vient obscurcir le plus beau jour.

    À vingt ans, un ami fidèle

    Adoucit mon premier chagrin ;

    J'étais triste, mais j'étais belle,

    Il m'offrit son cœur et sa main.

    Trop tôt pour nous vint la vieillesse ;

    Nous nous aimions, nous étions vieux...

    La mort rompit notre tendresse...

    Mon ami fut le plus heureux !

    Dansez, fillettes du village,

    Chantez vos doux refrains d'amour ;

    Trop vite, hélas ! un ciel d'orage

    Vient obscurcir le plus beau jour.

    Pour moi, n'arrêtez pas la danse ;

    Le ciel est pur, je suis au port,

    Aux bruyants plaisirs de l'enfance

    La grand-mère sourit encor

     Que cette larme que j'efface

    N'attriste pas vos jeunes cœurs :

    Le soleil brille sur la glace,

    L'hiver conserve quelques fleurs.

    Dansez, fillettes du village,

    Chantez vos doux refrains d'amour,

    Et, sous un ciel exempt d'orage,

    Embellissez mon dernier jour !

    Sophie d'Arbouville.

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    Pause musique !

     

     

    Enfant, je me suis perdue
    dans la chevelure des fées.

    Dans leurs sentes blondes
    aux mouvants paysages
    en forme de mirages
    je me promenais.

    Dans leur forêt douce           
    aux odeurs de sève et de mousse,
    je cherchais la fleur d’or,
    que l’ombre subtile des arbres
    me cachait,

    dès que je m’en approchais.

    J’écoutais le cristal argentin
    du chant flûté
    de l’oiseau au nom de destin.
    J’étais songeuse et triste
    sans rien y comprendre,
    mais mon âme

    tressaillait de douleur
    et vivait avant moi
    tous mes chagrins.
    Je m’endormais confiante,
    au creux d’épaisses racines,
    mais des tempêtes
    aux doigts de sorcières
    me réveillaient.
    Transie,
    j’allais errante,
    sans abri,
    en des chemins étranges.

    Enfant, je me suis perdue
    dans la chevelure des fées
    et jamais ne suis revenue
    de ce lieu foisonnant de songes
    où la vérité s’éveille en éclair
    dans le silence trompeur
    d’une paisible après-midi d’été.

     

     Roger Christofol

     

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