•  

     

     

     Clic pour vérifier

     

    Pin It

    2 commentaires
  •  


      Clic pour vérifier

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     

      

     

    Parfois un enfant trouve une petite graine
    Et tout d'abord, charmé de ses vives couleurs,
    Pour la planter il prend un pot de porcelaine
    Orné de dragons bleus et de bizarres fleurs.

    Il s'en va. La racine en couleuvres s'allonge,
    Sort de terre, fleurit et devient arbrisseau ;
    Chaque jour, plus avant, son pied chevelu plonge,
    Tant qu'il fasse éclater le ventre du vaisseau.

    L'enfant revient ; surpris, il voit la plante grasse
    Sur les débris du pot brandir ses verts poignards ;
    Il la veut arracher, mais la tige est tenace ;
    Il s'obstine, et ses doigts s'ensanglantent aux dards.

    Ainsi germa l'amour dans mon âme surprise ;
    Je croyais ne semer qu'une fleur de printemps :
    C'est un grand aloès dont la racine brise
    Le pot de porcelaine aux dessins éclatants.

    Théophile Gautier.

      Clic pour vérifier

    Pin It

    votre commentaire
  •  


     

    Les paupières des fleurs, de larmes toujours pleines,
    Ces visages brumeux qui, le soir, sur les plaines
    Dessinent les vapeurs qui vont se déformant,
    Ces profils dont l'ébauche apparaît dans le marbre,
    Ces yeux mystérieux ouverts sur les troncs d'arbre,
    Les prunelles de l'ombre et du noir firmament
    Qui rayonnent partout et qu'aucun mot ne nomme,
    Sont les regards de Dieu, toujours surveillant l'homme,
    Par le sombre penseur entrevus vaguement.

     

     Clic pour vérifier

     

    Pin It

    3 commentaires
  •  

     

     

     

     

     

     

     Chacun, comme un trésor, garde au fond de son ame

    Le parfum préféré de quelque chère fleur,
    Et dans tous nos pensers, sur le plus sombre drame
    Ce souvenir lointain épanche sa fraîcheur.

    Au lilas, confident de sa longue douleur,
    Valmore de son chant suspend l'aile de flamme,
    Et sur la véronique, image de son cœur,
    Tastu laisse tomber le soupir de la femme.

    Le chaste amant d'Elvire au pied de l'amandier
    S'arrête pour cueillir une branche, et Nodier
    D'une grâce rêveuse a doué l'anémone ;

    Ah ! si parmi ces fleurs tu t'élevais un jour,
    Blanc jasmin qui jadis, par un beau soir d'au tomne,
    Reçus les larmes d'or de mon premier amour !
     

     

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique