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    Parfois un enfant trouve une petite graine
    Et tout d'abord, charmé de ses vives couleurs,
    Pour la planter il prend un pot de porcelaine
    Orné de dragons bleus et de bizarres fleurs.

    Il s'en va. La racine en couleuvres s'allonge,
    Sort de terre, fleurit et devient arbrisseau ;
    Chaque jour, plus avant, son pied chevelu plonge,
    Tant qu'il fasse éclater le ventre du vaisseau.

    L'enfant revient ; surpris, il voit la plante grasse
    Sur les débris du pot brandir ses verts poignards ;
    Il la veut arracher, mais la tige est tenace ;
    Il s'obstine, et ses doigts s'ensanglantent aux dards.

    Ainsi germa l'amour dans mon âme surprise ;
    Je croyais ne semer qu'une fleur de printemps :
    C'est un grand aloès dont la racine brise
    Le pot de porcelaine aux dessins éclatants.

    Théophile Gautier.

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    Les paupières des fleurs, de larmes toujours pleines,
    Ces visages brumeux qui, le soir, sur les plaines
    Dessinent les vapeurs qui vont se déformant,
    Ces profils dont l'ébauche apparaît dans le marbre,
    Ces yeux mystérieux ouverts sur les troncs d'arbre,
    Les prunelles de l'ombre et du noir firmament
    Qui rayonnent partout et qu'aucun mot ne nomme,
    Sont les regards de Dieu, toujours surveillant l'homme,
    Par le sombre penseur entrevus vaguement.

     

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     Chacun, comme un trésor, garde au fond de son ame

    Le parfum préféré de quelque chère fleur,
    Et dans tous nos pensers, sur le plus sombre drame
    Ce souvenir lointain épanche sa fraîcheur.

    Au lilas, confident de sa longue douleur,
    Valmore de son chant suspend l'aile de flamme,
    Et sur la véronique, image de son cœur,
    Tastu laisse tomber le soupir de la femme.

    Le chaste amant d'Elvire au pied de l'amandier
    S'arrête pour cueillir une branche, et Nodier
    D'une grâce rêveuse a doué l'anémone ;

    Ah ! si parmi ces fleurs tu t'élevais un jour,
    Blanc jasmin qui jadis, par un beau soir d'au tomne,
    Reçus les larmes d'or de mon premier amour !
     

     

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    Quand la rose s'entr'ouvre, heureuse d'être belle,
    De son premier regard elle enchante autour d'elle
    Et le bosquet natal et les airs et le jour.
    Dès l'aube elle sourit ; la brise avec amour
    Sur le buisson la berce, et sa jeune aile errante
    Se charge en la touchant d'une odeur enivrante ;
    Confiante, la fleur livre à tous son trésor.
    Pour la mieux respirer en passant on s'incline ;
    Nous sommes déjà loin, mais la senteur divine
    Se répand sur nos pas et nous parfume encor.
     

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    Que me veux-tu, chère fleurette,
    Aimable et charmant souvenir ?
    Demi-morte et demi-coquette,
    Jusqu'à moi qui te fait venir ?

    Sous ce cachet enveloppée,
    Tu viens de faire un long chemin.
    Qu'as-tu vu ? que t'a dit la main
    Qui sur le buisson t'a coupée ?

    N'es-tu qu'une herbe desséchée
    Qui vient achever de mourir ?
    Ou ton sein, prêt à refleurir,
    Renferme-t-il une pensée ?

    Ta fleur, hélas ! a la blancheur
    De la désolante innocence ;
    Mais de la craintive espérance
    Ta feuille porte la couleur.

    As-tu pour moi quelque message ?
    Tu peux parler, je suis discret.
    Ta verdure est-elle un secret ?
    Ton parfum est-il un langage ?

    S'il en est ainsi, parle bas,
    Mystérieuse messagère ;
    S'il n'en est rien, ne réponds pas ;
    Dors sur mon coeur, fraîche et légère.

    Je connais trop bien cette main,
    Pleine de grâce et de caprice,
    Qui d'un brin de fil souple et fin
    A noué ton pâle calice.

    Cette main-là, petite fleur,
    Ni Phidias ni Praxitèle
    N'en auraient pu trouver la soeur
    Qu'en prenant Vénus pour modèle.

    Elle est blanche, elle est douce et belle,
    Franche, dit-on, et plus encor ;
    A qui saurait s'emparer d'elle
    Elle peut ouvrir un trésor.

    Mais elle est sage, elle est sévère ;
    Quelque mal pourrait m'arriver.
    Fleurette, craignons sa colère.
    Ne dis rien, laisse-moi rêver.

    Alfred de Musset.

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    Oh ! la fleur de lys !
    La noble fleur blanche,
    La fleur qui se penche
    Sur nos fronts pâlis !

    Son parfum suave
    Plus doux que le miel
    Raconte le ciel,
    Console l'esclave.

    Son luxe éclatant
    Dans la saison douce
    Pousse, pousse, pousse.
    Qui nous orne autant ?

    La rose est coquette ;
    Le glaïeul sanglant
    Mais le lys est blanc
    Pour la grande fête.

    Oh ! le temps des rois,
    Des grands capitaines,
    Des phrases hautaines
    Aux étrangers froids !

    Le printemps s'apprête ;
    Les lys vont fleurir.
    Oh ! ne pas mourir
    Avant cette fête.
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     Elle s'étend,
    S'étire, et, ondule.
    Recouvrent le plateau
    D'un mauve velouté.

    Elle émerveille les yeux,
    Elle colore les champs violet.
    La où dansent les abeilles
    En nuage bourdonnant,
    La lavande doucement,
    Flotte dans l'air.

    Tandis que le soleil
    Généreux et abondant,
    Réchauffe les cailloux,
    De ses rayons ardents,
    Sous la voute épurée,
    D'un immense ciel bleu.

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    Le Dahlia ! défis du groupe "amis qui aiment pic mix "

    Un dahlia

    Courtisane au sein dur, à l'oeil opaque et brun

    S'ouvrant avec lenteur comme celui d'un bœuf,

    Ton grand torse reluit ainsi qu'un marbre neuf.

    Fleur grasse et riche, autour de toi ne flotte aucun

    Arôme, et la beauté sereine de ton corps

    Déroule, mate, ses impeccables accords.

    Tu ne sens même pas la chair, ce goût qu'au moins

    Exhalent celles-là qui vont fanant les foins,

    Et tu trônes, Idole insensible à l'encens.

    - Ainsi le Dahlia, roi vêtu de splendeur,

    Elève sans orgueil sa tête sans odeur,

    Irritant au milieu des jasmins agaçants !

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