Qu'elle est lourde à porter l'absence...
Il avait dit un jour : "Lorsque je partirai Pour les lointains pays au-delà de la terre,
Vous ne pleurerez pas, vous lèverez vos verres...
Et vous boirez pour moi à mon éternité.
" Dans le creux de mes nuits, pourtant, je voudrais bien
Boire à son souvenir pour lui rester fidèle,
Mais j'ai trop de chagrin et sa voix qui m'appelle
Se plante comme un clou dans le creux de ma main.
Alors je reste là au bord de mon passé,
Silencieux et vaincu, pendant que sa voix passe
Et j'écoute la vie s'installer à sa place,
Sa place qui pourtant demeure abandonnée.
La vie de chaque jour aux minuscules joies
Veut remplir à tout prix le vide de l'absence
Mais elle ne pourra pas, avec ses manigances,
Nous prendre un parent, un ami .. Pour la seconde fois.
G.Becaud..