Modigliani et son prédécesseur
Il a peint les âmes, projetant l’impossible !
Dessiné leurs cris, traduisant l’inaudible !
L’impression ressemblait à de la sculpture
Sa palette soulignait, complétait, l’écriture.
Mission visionnaire unique fondamentale
Teintée de bouillonnement paradoxal.
Comment un être humain peut supporter cela
Sans mourir étouffé par autant d’au-delà !
Et il a su oser, en sachant qu’il devait
On le ressent, en regardant tous ces portraits.
La mélancolie de tous ces visages humains
Nous fait rêver sur les routes de l’incertain.
Oui, il a peint les âmes comme un autre avant lui
Qui fort de cette folie y a laissé sa vie
En se tirant une balle au beau milieu d’un champ
Ce grand prédécesseur qui s’appelait Vincent.
Ils ont copié sur Dieu par-dessus son épaule
En osant parodier ce terrible jeu de rôle.
Ils ont laissé leurs noms à la postérité