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    C’est une femme belle et de riche encolure,
    Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
    Les griffes de l’amour, les poisons du tripot,
    Tout glisse et tout s’émousse au granit de sa peau.
    Elle rit à la Mort et nargue la Débauche,
    Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
    Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
    De ce corps ferme et droit la rude majesté.
    Elle marche en déesse et repose en sultane ;
    Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
    Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
    Elle appelle des yeux la race des humains.
    Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
    Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
    Que la beauté du corps est un sublime don
    Qui de toute infamie arrache le pardon.
    Elle ignore l’Enfer comme le Purgatoire,
    Et quand l’heure viendra d’entrer dans la Nuit noire,
    Elle regardera la face de la Mort,
    Ainsi qu’un nouveau-né, — sans haine et sans remord.



    @Beauty2015
     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Petite fille

    Petite fille de la rue
    tu te promènes les pied nu
    petite fille de la rue
    je ne tes jamais vu

    ton amour les bras tendu
    tes sourire dessus
    on se retourne sur toi
    met tu y crois tu as la foi

    petite fille désespérée
    tu vas pas te mettre a pleure
    tu vas te battre pour gagne
    la parti n est pas termine

    toute ses année de galère
    sans pouvoir prendre le bon air
    tendre la main pour un espoir
    mes personne ne vient te voir

    petite fille comme seule amie
    tu as une vieille poupée Barby
    que tas trouve dans une poubelle
    mes a tes yeux s est la plus belle

    je te regarde tu me souri
    moi non plus je n'ai plus d ami
    toutes ses année de galère
    a traîner le long des rivière

    tendre la main pour un espoir
    et tendre l autre un au revoir
    tout ses appel sans réponse
    moi non plus je n'ai plus de nom

     

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    New York ! D'abord j'ai été confondu par ta beauté, ces grandes filles d'or aux jambes longues.
    Si timide d'abord devant tes yeux de métal bleu, ton sourire de givre
    Si timide. Et l'angoisse au fond des rues à gratte-ciel
    Levant des yeux de chouette parmi l'éclipse du soleil.
    Sulfureuse ta lumière et les fûts livides, dont les têtes foudroient le ciel
    Les gratte-ciel qui défient les cyclones sur leurs muscles d'acier et leur peau patinée de pierres.
    Mais quinze jours sur les trottoirs chauves de Manhattan
    – C'est au bout de la troisième semaine que vous saisit la fièvre en un bond de jaguar
    Quinze jours sans un puits ni pâturage, tous les oiseaux de l'air
    Tombant soudain et morts sous les hautes cendres des terrasses.
    Pas un rire d'enfant en fleur, sa main dans ma main fraîche
    Pas un sein maternel, des jambes de nylon. Des jambes et des seins sans sueur ni odeur.
    Pas un mot tendre en l'absence de lèvres, rien que des cœurs artificiels payés en monnaie forte
    Et pas un livre où lire la sagesse. La palette du peintre fleurit des cristaux de corail.
    Nuits d'insomnie ô nuits de Manhattan ! si agitées de feux follets, tandis que les klaxons hurlent des heures vides
    Et que les eaux obscures charrient des amours hygiéniques, tels des fleuves en crue des cadavres d'enfants.

    [...]

     

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    La femme  

     

    Vu que tu es plus blanche que le lis,

    Qui t’a rougi ta lèvre vermeillette

    D’un si beau teint ?

    Qui est-ce qui t’a mis

    Sur ton beau sein cette couleur rougeoyante ?

    Qui t’a noirci les arcs de tes sourcils ?

    Qui t’a bruni tes beaux yeux, ma maîtresse ?

    Ô grand beauté remplie de soucis,

    Ô grand beauté pleine de grand liesse !

    Ô douce, belle, honnête cruauté,

    Qui doucement me contraint de te suivre,

    Ô fière, ingrate, et fâcheuse beauté,

    Avec toi je veux mourir et vivre.

     

    Pierre de Ronsard, Second livre des Amours

     

     

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